Faits et méfaits sur les drogues...
Les hallucinogènes.
Les hallucinogènes sont des drogues qui influences de façon marquées sur la perception, les émotions et les processus psychologiques. Ils déforment les perceptions sensorielles semblables à des rêves ou à des cauchemars. Les hallucinogènes sont parfois appelés drogues « psychédéliques ». La plupart du temps, on les consomme en raison de l’effets d’exaltation qu’ils procurent. L’hallucinogène le plus connu est le LSD. À l’heure actuelle, il n’y a aucun usage médical accepté des hallucinogènes.
Voici les principaux hallucinogènes :
LSD (acide)
PCP (peace pills)
MDA
MDMA (ecstaxy)
MESCALINE
STP
PMA
DMT
PSILOCYBIN (mush)
Effets à court terme :
Effets ressentis après moins d’une heure, durent entre 2 et 12 heures. Accroissement de l’acuité sensorielle; les couleurs apparaissent plus brillantes, les objets plus nettement définis ou déformés. Altération possible de la perception du temps et de la distance. L’utilisateur peut avoir l’impression que son corps devient léger, lourd ou déformé. Difficultés de concentration et de contrôle du flux de la pensée, altération de la mémoire immédiate. Sautes d’humeurs très marquées : joie, inspiration, dépression, anxiété, terreur, agression. À dose plus importantes, les utilisateurs peuvent devenir très confus, paranoides, terrifiés, agressifs, passifs. Les « bad trip » sont plus fréquents sur le PCP qu’avec les autres drogues. L’absortion d’une dose excessive peut provoquer des convulsions, le coma et la mort.
Effets à long terme :
Baisse de la motivation et de l’intérêt ou dépression prolongée et l’anxiété. L’état d’euphorie provoqué par le LSD peut se reproduire spontanément des jours, des semaines ou même des mois plus tard, c’est le « flashback ». L’usage de ces drogues peuvent être associé à une augmentation de l’incidence d’avortement spontané ou de malformation du foetus.
Les analgésiques narcotiques.
Les analgésiques narcotiques entraînent une grande dépendance; il s’agit de drogues analgésiques qui produisent également une sensation d’euphorie, de bien-être. Certains de ces analgésiques sont des drogues naturelles provenant de la plante de pavot; d’autres sont des produits synthétiques fabriquées en laboratoire. Certains stupéfiants, tels de la codéine et la morphine, ont des usages médicaux très utiles, mais s’ils sont consommées sans supervision médicale, il peuvent devenir dangereux. Comme l’abus de stupéfiants entrainent de grâves problèmes personnels et sociaux, ces drogues sont soumises au controle juridiques le plus strict.
Voici les principaux analgésiques narcotiques :
OPIUM
CODÉINE
MORPHINE
HÉROINE (héro)
Effets à court terme :
Après l’injection d’un opiacé, l’utilisateur éprouve une intense sensation de bien-être, suivie d’un état de gratification où la faim, la douleur et les pulsions sexuelles sont absentes. Sensation de chaleur et de lourdeur et sécheresse de la bouche, état de stupeur. La dose requise pour produire cet effet peut entrainer une certaine agitation, des nausées et des vomissements. Lorsque la drogue est absorbée par voie orale, les effets se font sentir de facon plus graduelle. Après l’absortion de doses très fortes, les pupilles se contractent pour n’être plus que des petits points, la peau est froide, humide, bleuâtre et la respiration ralentit jusqu’à un arrêt complet, pouvant occasionner la mort. La consommation d’héroine est particulièrement risquée, étant donné que l’utilisateur ne peut évaluer la pureté et les élements contenus dans la dose. Il peut être très dangereux de melanger l’alcool à l’héroine.
Effets à long terme :
Grâve constipation, contraction des pupilles, humeur changeante et irrégularités menstruelles. Ces effets disparaissent une fois que l’utilisateur cesse de consommer des drogues. Des utilisateurs chroniques peuvent éprouver des troubles pulmonaires en raison des effets des opiacés sur la respiration. De plus, l’injection d’héroine par voie intraveineuse est une cause importante de la tranmission d’infections virales et du VIH.
Les stimulants.
Les stimulants sont des drogues qui stimulent ou accelèrent le systême nerveux central. Ils sont souvent consommés du fait qu’ils augmentent la vivacité de l’esprit et l’endurance, qu’ils peuvent garder éveillé pendant de longues périodes, qu’ils réduisent l’appétit et procurent des sentiments de bien-être et d’euphorie. Leurs applications médicales sont limitées. Les stimulants peuvent données lieux à une dépendance psychologique marquée. La dépendance psychologique liée à la cocaine par exemple, est, croit-on, plus puissante que celle liée à n’importe quelle drogue connue.
Voici les principaux stimulants :
COKE
COCAINE
C
CRACK
Effets à court terme :
Ses effets ressemblent à ceux des amphétamines, mais durent moins longtemps. Le consommateur se sent euphorique, énergique, vigilant; son rythme cardiaque et respiartoire est rapide; ses pupilles dilatées; sa sudation est abondante; il est pâle et son appétit est limité. De fortes doses peuvent entrainées un comportement changeant ou violent, des tremblements, une mauvaise coordination, des mouvements convulsifs, des hallucinations, des douleurs ou des pressions dans la poitrine, des nausées, une vision flue, de la fièvre, des spasmes musculaires, les convulsions et la mort. Certaines impuretés présentes dans la cocaine vendue sur le marché noir peuvent provoquer une réaction allergique fatale. Les personnes prenant de la cocaine peuvent souffrir d’insomnie et de congestion nasale après en avoir consommé. Les effets du crack sont immediats et très intenses.
Effets à long terme :
Agitation, excitabilité extrême, insomnie, méfiance, hallucination et illusions, perte de poids, constipation, impuissance, difficulté à uriner. Les signes caractéristiques que présente un utilisateur chronique de cocaine sont une congestion nasale et le nez qui coule, les narines gercées et une atrophie de la cloison nasale avec perte d’olfaction, pouvant mener à une perforation du septum. L’abus de cocaine peut entrainer la naissance d’enfants au poids sous la normale et des risques plus élevés de mort en couche ou de malformations. On l’associe également à l’arythmie cardiaque, à l’infarctus du myocarde, à l’attaque d’apoplexie et à la mort subite.
Le cannabis.
Le cannabis qui comprend la marijuana, le haschisch et l’huile de haschisch, constitusent la drogue la plus largement consommée de toutes les drogues illicites et parce que les risques considérables qui y sont liés sont mal compris ou méconnus des ses nombreux usagers. De plus, il est difficile à rattacher à l’une des catégories puisqu’il produit généralementun effet dépressif, bien que, comme les stimulants, il accroisse le rythme cardiaque.
Voici les principaux dérivés du cannabis :
MARIJUANA (pot)
HASCHISCH (h)
HUILE DE HASCHISCH (honey oil)
THC
Effet à court terme :
Lorsque le cannabis est fumé, ses effets sont ressentis en quelques minutes et durent de deux à quatre heures; lorsque qu’il est ingéré, les effets se présentent de facon plus progressive et durent plus longtemps, et le consommateur peut se sentir amorti et abattu pendant un certain temps par la suite. La concentration et la mémoire à court terme sont grandement altérées. La personne se sent calme, relaxée, volubile. Les perceptions sensorielles semblent accrues, les couleurs plus brillantes, les sons plus distincts. L’appétit s’accroit surtout pour des friandises. On constate une distortion des perceptions spatiotemporelles. Certaines personnes se replient sur elles-mêmes ou sont en proie à un sentiment de crainte, d’angoisse, de dépression; quelques-unes sont en proie à la panique, à la terreur ou à des épisodes paranoiaques, particulièrement lorsqu’elles ont absorbé des doses importantes. D’autres ont des hallucinations lorsqu’elles prennent une dose importante. Parmi les effets physiques, notons une altération de la coordination et du sens de l’équilibre, un rythme cardiaque accéléré, une rougeur des yeux, une sécheresse de la bouche et de la gorge, un sentiment de somnolence. Des doses normales influencent les aptitudes motrices, surtout en combinaison avec l’alcool; il devient donc dangereux de conduire lorsqu’on a consommé du cannabis. Des autopsies pratiquées au canada et états-unis sur des conducteurs et des piétons décédés à la suite d’accidents ont permis de déceler du THC, l’ingrédient actif du cannabis.
Effets à long terme :
Parmi les signes d’une consommation excessive régulière, on compte une perte de la motivation et de l’intérêt, ainsi que des difficultés sur le plan de la mémoire et de la concentration. Ces problèmes ont tendance à disparaitre lorsque la personne cesse de consommer régulièrement cette substance. Le système respiratoire est endommagé par le fait de fumer : une simple cigarette de marijuana contient beaucoup plus de goudron qu’une cigarette forte. Le goudron présent dans la fumée du cannabis renferme une plus grande quantité d’agent cancérigènes que celui qui se trouve dans la fumée du tabac.